La palette
Rennes est une ville de granite et de schiste sous ardoise, avec le calcaire clair des façades du dix-huitième siècle : une base de gris froids, légèrement verts, plutôt qu’une base chaude. Gardez une seule valeur chaude, un ocre pâle ou un sable rosé, et posez-la sur le bâti. Elle ne paraît alors que sur le fond Détaillé, où elle réchauffe le tissu ancien ; sur l’Épuré, la ville reste une gravure d’ardoise, et ce sont les deux écritures du plan qui font seules la différence, le damier d’un côté, les ruelles de l’autre. L’eau tient en une ligne sombre, étroite et parfaitement droite : c’est elle qui coupe l’image en deux.