La palette
Le sujet est un contour, celui de l’île, et il faut d’abord qu’il se voie : prenez l’eau franche et assez sombre pour que la forme se referme d’un seul tenant, pointe ouest comprise. Vient ensuite la colline, et une précision s’impose. Il n’y a qu’une seule encre de végétation, la même pour tous les verts de la feuille : vous ne pouvez pas donner à la montagne une couleur qui la sépare des parcs. Elle se distingue autrement, et cela suffit largement, puisqu’elle est la seule masse verte de cette taille prise dans le bâti continu, quand les autres longent la rivière du nord, en bordure. Donnez donc au vert une valeur assez soutenue pour qu’il tienne partout, et la colline se détachera d’elle-même. Le bâti, lui, gagne à rester d’une seule valeur : les grilles obliquent d’un quartier à l’autre, et c’est déjà beaucoup de mouvement.